Ravel et compagnie...

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vendredi, septembre 18 2009

Rectifications

Je lis parfois, depuis l'interview sur la BBC (sur la Valse), que la transcription y serait plus particulièrement présente. Non. C'est juste que la BBC voulait faire une émission sur la Valse...

Je lis sur gmusicology.blogspot.com/ (version traduite du grec) que mon travail serait motivé par l'homophobie. Non. D'ailleurs, 1) la présence d'une transcription ne prouve pas l'hétérosexualité de Ravel. 2) je n'ai jamais affirmé l'hétérosexualité de Ravel. J'ai écrit, dans le Coeur de l'horloge, que si on sait que Ravel ironisait sur l'homophobie de certains (Catulle Mendès pour ne pas le nommer), les preuves de son homosexualité généralement avancées me semblent ténues. Je n'ai d'ailleurs, à dire vrai, pas d'idée arrêtée sur la question pour des raisons que je dirai plus tard. Des quelques indices que j'ai recueillis (dont aucun n'est complètement probant), le premier devrait être publié en 2010. Cela s'appellera Raphaël.

jeudi, juillet 23 2009

Misia Sert et Coco Chanel (Dominique Laty, Odile Jacob, 2009) C'est mal de voler !

Je me plonge dans le dernier livre sorti sur Misia, Je vous recommande la page 57. Vous y apprendrez, présenté comme une vérité établie, que : Misia rencontra Ravel à son concert de février 1892, lorsqu'elle joua une valse de Rollinat au Théâtre d'Application. Or, aucun biographe (mort ou vivant) n'a jamais affirmé cela. La date la plus antérieure avancée jusqu'à présent est 1904. Le seul passage qui relate cela est... Le Cygne de Ravel (mon roman) !!!

Je suis donc désolé de devoir dire à Dominique Platy et à ses lecteurs que ce passage de mon roman est... romancé ! J'ai de sérieuses raisons d'affirmer, contre tout le monde, que Ravel a connu Misia bien plus tôt que 1904. Mais de là à affirmer dans une biographie, qu'ils se sont rencontrés ce jour-là. Il y a un grand pas: celui qui sépare un roman d'une biographie !

Le plus comique est que Mme Laty a l'air encore plus renseignée que moi (l'auteur de ce passage fictif) Je n'avais que proposé la présence de Ravel au concert, mais vous serez ravi d'apprendre qu'ils se sont parlé et que Ravel aurait même posé un regard langoureux sur Misia...

c'est drôle non... de prendre quelqu'un la main dans le sac, les doigts dans la confiture.

Cela dit le livre est agréable à lire. Pas mal d'informations sur l'époque. Et un parti-pris d'axer sur l'histoire des représentations du corp et sur la séduction. Intéressant. Un peu réducteur, mais c'est vrai que personnellement ce qui m'intéresse le plus c'est le rapport de Misia aux artistes plus que de Misia aux hommes en général. Sachez tout de même que l'on y utilise beaucoup la bio des américains (Gold et Fizdale) et l'autobiographie, complètement falsifiée... Quelques résumés un peu rapide (l'importance des maris, le nombre des amants) et une grosse erreur de date (l'enchaînement Edwards Sert) ne gênent pas trop un propos assez fourni, et très rythmé (mais peut-être que les successions rapides désarçonneront ceux qui ne connaissent pas trop l'époque ?)

Bravo quand même (mais c'est mal de voler)

Bach et le nombre

Pour ma thèse, je me plonge dans "Bach et le nombre". Avec l'a-priori, partagé par la plupart des gens, d'une erreur de jugement classique. Un chercheur qui croit aux coïncidences et qui trouve, écrite dans sa musique 20 ans avant la mort du compositeur (Bach), la date précise de sa mort. C'est dur à lire en détail mais assez intéressant. Les erreurs, s'il y en a sont peu visibles. Bien sûr, on peut dire rapidement "chacun voit midi à sa porte", mais je pensais arriver à découvrir plus vite des failles, des approximations. Certes à la page 13 il manque une quarantaine de nombres-Bach, certes, deux fois, l'épitaphe (ACRC...) est placée sur une suite de nombres sans qu'on nous dise que d'autres placements sont possibles. Et pourtant, il y a énormément de passages très significatifs. Mes petits calculs (sûrement faux, puisque je ne suis pas mathématicien) me donne une probabilité d'une chance sur plusieurs milliards d'avoir, dans le final de la passion selon Saint-Jean : un nombre-Bach de mesures, réparti en quatre nombres-Bach de mesures, dont deux présentant leur lien à BAch (3128) de façon "lisible"... Alors même si quelques autres découpages pouvaient être faits, même si Bach a composé pas mal de pièces, plusieurs milliards ça me fait un peu réfléchir... Est-ce que la lecture (à venir)de la partie sur les Rose-Croix m'appportera quelques éclaircissements ?

Bon, est-ce que quelqu'un peut me dire où trouver une version des textes exacts en allemand que Bach a pu avoir sous la main avant d'écrire ses Passions ?

mercredi, décembre 31 2008

Trouver Hortense

Je reçois pour mes étrennes trouver Hortense de Pierre Le Pillouer (Virgile, 2008). Le propos est assez proche du mien car il propose une lecture complètement neuve d'une oeuvre-phare de notre patrimoine artistique.

Selon lui, les Illuminations de Rimbaud ont de nombreux passages à "double-fonds"... Ainsi la "cathédrale qui descend" et le "lac qui monte" ne prendraient tout leur sens que par leur étymologie : Cathédrale = fondement / Lac = lait

Ainsi Bottom ne serait pas l'âne qu'on pensait ?!!

Sans avoir la prétention de juger un travail de quatorze années, je veux juste dire que ce journal de lecture à la lettre des Illuminations est passionant. Ou tout du moins m'a passionné. En effet, l'auteur arrive à nous faire partager ses arguments autant que ses émois de chercheur. Pour ceux qui ont suivi ou qui suivront Agathe sur les traces de Ravel, je cite ce passage (p.41)

 "[...]lorsqu'on s'abandonne à la jouissance de l'enfouissement, on se sent possédé par une fureur démiurgique : esquisse de fausses portes, doubles entrées, pièges à taupes et à tropes, on n'a cesse de se précipiter en apprenti-Champollion entre les murs d'un labyrinthe où les fouilles (mais le creusement n'est qu'un des gestes aperçus) sont promises à des vérités brûlantes et à d'autres... déjà carbonisées. Me voilà possédé par une certitude : [...] ma lecture de l'oeuvre ne fait que commencer... Comment ai-je pu m'emparer des premières clefs de ce programmateur diabolique ? Pourquoi suis-je moi, si peu armé formé, allé chercher la braise dissimulée sous de telles merveilles ?"

 Toutefois les nombreuses errances, les doutes, les moments de déprime dont Pierre Le Pillouer nous fait part, ne trouve pas d'écho en moi. En effet, il a obéi à Rimbaud qui clôt H par "Trouvez Hortense" ou Parade par "J'ai seul la clef de cette parade sauvage" et a cherché... longtemps, et en changeant de piste parfois.

De mon côté, je n'ai jamais rien cherché sur Ravel avant de remarquer une similitude musicale entre quelques. Et quelques minutes après cette impression, le survol de la biographie et des partitions que je possédais avait suffit à établir l'hypothèse qui n'a fait que se confirmer par la suite.

Ce qui ne veut pas dire que Pierre Le Pillouer se trompe...

mardi, novembre 25 2008

Le Coeur de l'horloge (essai publié grâce à lulu.com)

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Remarques sur le Cygne de Ravel

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mercredi, octobre 8 2008

The Watchmaker's heart...

What you think of all this, (or of some minor details)...

jeudi, octobre 2 2008

Vos corrections / Want to give a hand ?

C'est ici Here you are.

mardi, septembre 9 2008

Sur le fonds

Ce fil pour discuter du fonds,

au sujet -des biographies de Ravel ou de Misia, - des analyses musicales, - des personnages secondaires.

Vous pouvez critiquer, demander, informer...

mardi, août 19 2008

Vos commentaires sur le Coeur de l'horloge (site internet)...

... sont les bienvenus.